EDPM – une réglementation qui se renforce et nos conseils pour rouler protégé

Pratiques, économiques, peu encombrantes : les trottinettes électriques et autres engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) se sont imposés dans nos trajets du quotidien, y compris pour aller travailler. Mais derrière l’image d’une mobilité « douce » se cache une accidentalité en forte hausse. Chez LVR Fleet, dont la mission depuis plus de quinze ans est de tendre vers le zéro accident corporel, nous avons voulu faire le point : les risques, les règles, et nos conseils pour rouler plus sûr.

Un essor fulgurant… et une accidentalité qui suit 

Trottinettes électriques, hoverboards, monoroues, gyropodes : ces véhicules motorisés conçus pour le transport d’une seule personne ont connu un essor exponentiel en dix ans, passant de quelques milliers d’exemplaires à plus de 5 millions aujourd’hui en circulation. 

Revers de la médaille : près de 80 accidents mortels sont à déplorer en France sur la seule année 2025, soit une hausse de 130 % par rapport à 2024. 

Loin de nous l’idée de stigmatiser ces solutions de mobilité. Notre objectif est de mieux connaître les risques pour mieux les prévenir.

Ce que dit la réglementation

Rappelons d’abord que les EDPM : 

  • Doivent être couverts par une assurance responsabilité civile spécifique, en tant que véhicules terrestres à moteur ;
  • Sont limités à 25 km/h ;
  • Sont interdits sur les trottoirs, moteur allumé ;
  • Sont accessibles dès 14 ans.

Au niveau national, le port du casque est aujourd’hui obligatoire hors agglomération, et une tenue haute visibilité est exigée de nuit ou par visibilité réduite.

Conductrice de trottinette électrique circulant sur une piste cyclable en ville

Vers des obligations renforcées localement 

De plus en plus d’autorités locales étendent ces obligations de bon sens – casque et tenue haute visibilité en toutes circonstances – notamment en région parisienne, mais aussi dans le Nord, la Seine-et-Marne, la Manche, les Alpes-Maritimes ou encore le Vaucluse. 

Une tendance qui s’explique au regard de la croissance des accidents graves : 

  • 75 % des accidents mortels ont lieu en agglomération, et dans 90 % des cas, les victimes sont des hommes ; 
  • 50 % des accidents mortels surviennent sans tiers impliqué. 

Se protéger : la tête et les mains d’abord 

Dans la majorité des cas, il s’agit de chutes vers l’avant, entraînant des lésions à la tête et aux membres supérieurs. Une protection efficace s’impose donc : 

  • Un casque homologué, ajusté et attaché : au minimum à la norme vélo CE EN 1078, idéalement à la norme NTA 8776 (vélo électrique), voire aux normes moto ECE 22.05 ou 22.06, qui offrent davantage de confort et de protection par tous les temps ; 
  • Une paire de gants, idéalement à la norme moto CE EN 13594. 

« Je n’ai pas vu » : la visibilité, un point capital 

Qui ne s’est jamais fait surprendre par une trottinette qu’il n’avait pas vue ? Un usager intégralement vêtu de noir, dissimulé derrière un panneau de signalisation, ou masqué par la « tache de Mariotte », cet angle mort naturel de notre œil… 

Nos statistiques, appuyées par les données du LAB, montrent que la majorité des accidents sont causés par des difficultés d’observation et de prise d’information. Une phrase les résume : « Je n’ai pas vu ». 

Notre recommandation pour être visible en toutes circonstances : un harnais haute visibilité (norme EN ISO 20471), équipé de dispositifs lumineux avant et arrière, du type harnais de running. 

Conductrice d’EDPM portant un casque, des gants et un harnais haute visibilité
Conductrice d’EDPM vue de dos avec un harnais haute visibilité et un dispositif lumineux arrière

Et en entreprise ? 

Pour de nombreux collaborateurs, la trottinette est devenue le moyen de rejoindre le bureau, la gare ou un rendez-vous client. Un accident sur le trajet domicile-travail ou en mission reste un accident du travail ou de trajet, avec ses conséquences humaines et économiques pour l’entreprise. 

Les EDPM ont donc toute leur place dans l’évaluation des risques et dans le Plan de Prévention du Risque Routier (PPRR). Chez LVR Fleet, cela passe par des Débriefings Entretiens Post-Accident (DEPA) pour comprendre chaque sinistre et éviter qu’il se reproduise, et par le suivi de la sinistralité dans notre outil DRM (Drivers Relationship Management).

En résumé 

Casque homologué, gants et harnais haute visibilité : trois équipements simples qui peuvent tout changer. Roulez « doux », mais surtout roulez protégé et visible ! 

Sources : ONISR, LAB et données internes LVR Fleet. 

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